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6 décembre 2018

#Je Vote CGT

Élections dans la Fonction publique

Pour l'encadrement et avec l'encadrement


En bref

Le score de la Cgt dans les élections professionnelles de la fonction publique pèsera lourd pour la situation de l’encadrement comme pour l’avenir de la fonction publique elle-même.

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5,3 millions d’agents - dont un quart de CDD - sont appelés à voter

Premier enjeu : que les agents de la fonction publique s'expriment clairement sur les réformes mises en oeuvre, les choix qu’ils veulent porter et les propositions que nous formulons.

Second enjeu : la représentativité syndicale. Le choix de renforcer telle ou telle organisation n’est pas neutre. Pour l’encadrement, voter Cgt c’est promouvoir un syndicalisme qui s’intéresse à ses problématiques, ne nie pas la spécificité de sa place et de son rôle, sans pour autant tomber dans l’impasse catégorielle. Voter Cgt, c’est le vote du progrès social pour toutes et tous au contraire du partage de la pénurie au sein de différentes catégories, culpabilisant les cadres.

Notre syndicalisme porte des propositions pour restaurer le rôle contributif de l’encadrement. C’est au sein de l’encadrement que le désarroi est le plus élevé. C’est pourquoi nous voulons travailler avec l’encadrement aux réponses que nous pouvons apporter et à des propositions concrètes.

Des outils pour mener campagne

À l’heure où le management du privé entre au forceps dans la fonction publique et où l’encadrement devient l’enjeu stratégique des transformations, la réponse à ces défis demande un syndicalisme en capacité de bâtir des ripostes et des réponses interprofessionnelles.

Cela suppose de questionner les logiques managériales, de reposer la question de la finalité de l’intérêt général ... mais cela ne suffira pas. Préserver la qualité du service public c’est aussi agir sur le vécu au travail des cadres. L’objectif est de leur donner les moyens d’exercer leur responsabilité sociale.

Les cadres rencontrent quotidiennement des problèmes d’éthique professionnelle et citoyenne ; ils sont placés devant le dilemme « se soumettre ou se démettre » face à des directives unilatérales de suppressions d’emplois, d’abandons de missions, de réorientation autour de besoins « solvables », de mise en cause de la santé au travail des salariés qu’ils encadrent. C’est pourquoi, l’Ugict-Cgt porte un droit de refus et de propositions alternatives sans sanction afin de faire valoir le sens de leurs missions, le respect de leur éthique et de leur expertise professionnelle.

Nous proposons de renforcer le statut et les garanties collectives intégrant les transformations de la place de l’encadrement et leurs aspirations au sein de la fonction publique.

Cela ne concerne pas seulement les cadres : en changeant leur rôle et leur place, on change en effet la conception de la hiérarchie comme de l’autorité dans la fonction publique, refondée sur la légitimité de la connaissance du travail, de l’expertise et de la technicité de l’encadrement. Pour mener la campagne jusqu’au 6 décembre, l’Ugict-Cgt a travaillé à des outils, comme un kit de représentativité de la Cgt. « Cela doit permettre d’aller vers l’encadrement, dans les directions d’administrations, les métropoles de la fonction publique territoriale, par exemple ; cela doit également montrer et illustrer en quoi la Cgt est un atout décisif pour l’encadrement. »

Marie-José Kotlicki
UGICT - Ingés Cadres Techs CGT

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Au défi des réformes

Guidées par l’obsession de la réduction des coûts et le détricotage de l’État, les réformes, dans les trois fonctions publiques, tentent d’imposer de nouvelles doctrines d’emploi et de management.

Au détriment de l’intérêt général

Depuis des décennies, les réformes de la fonction publique se suivent se ressemblent et contribuent à en dégrader l’esprit et les missions. C’est qu’elles s’organisent autour d’un choix qui pénalise l’intérêt général au bénéfice de la réduction des coûts et des missions. Il en découle une dégradation de l’emploi et de la qualité des services dont le citoyen et le consommateur font les frais. C’est d’ailleurs dans ce contexte que l’État les encourage à se « prendre en charge »…

Jamais sans les cadres

Les cadres sont comme l’intendance : ils sont sommés de suivre. Le new public management mis en place en direction notamment des catégories de l’encadrement vise à les déresponsabiliser vis-à-vis de préoccupations historiquement au cœur du service public : l’éthique, le travail bien fait, l’utilité sociale des missions à mener à bien. Cette vision rabougrie, appauvrie de la fonction publique est aux antipodes du management efficace basé sur la reconnaissance des compétences et des qualifications.

Un statut aux enjeux contemporains

Les choix qui ont présidé à la construction du statut général des fonctionnaires sont toujours valables. Il en cite au moins quatre : la conception du fonctionnaire-citoyen, à l’opposé du fonctionnaire-sujet ; le système de carrière contre le système d’emploi ; l’équilibre trouvé entre unité et diversité par l’architecture d’une fonction publique à trois versants ; enfin, le choix de principes républicains ancrés dans l’histoire, à savoir l’égalité, l’indépendance et la responsabilité. A faire vivre…

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