Front unitaire : tous les syndicats appellent à la grève et à la manifestation

Les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA (Autonomes), FO, FSU, Unsa et Solidaires appellent les quelque 5,4 millions de fonctionnaires à une journée de grève et de manifestations le 10 octobre. C’est une unité d’une ampleur inédite depuis dix ans.

Dans un communiqué commun les fédérations syndicales dénoncent les « mesures négatives » du gouvernement qui « s’accumulent » pour les fonctionnaires et qu’elles jugent « inacceptables ». La date retenue correspond à celle que s’était fixée le gouvernement pour organiser un « rendez-vous salarial » avec tous les syndicats, portant sur le pouvoir d’achat et la rémunération des fonctionnaires en général. Il doit conclure une série de rendez-vous préalables, entamés le 7 septembre.

Force est de constater que le gouvernement a entamé un dialogue de sourd avec les syndicats.

Les mesures annoncées sont d’une violence inédite et le passage en force du gouvernement a été entièrement assumé par M. Darmanin :

  • Nouvel gel du point d’indice ;
  • Réinstauration du jour de carence ;
  • Projet de remise en question du recrutement de cadres fonctionnaires en proposant à la place des CDI basés sur le droit privé ;
  • Hausse de la CSG…

Dans ce contexte de guerre ouverte aux agents du service public, la proposition faite par le gouvernement aux syndicats pour compenser la hausse de la CSG a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle prévoit « une suppression de la cotisation exceptionnelle de solidarité (CES) de 1 % pour les fonctionnaires » et de la cotisation maladie de 0,75 % pour les contractuels, ainsi qu’une « indemnité compensatoire au 1er janvier ». Mais elle ne sera « en aucun cas synonyme de hausse du pouvoir d’achat, contrairement aux engagements pris par le Président ».

Tous les éléments sont réunis pour faire du 10 octobre une journée puissante dans l’indispensable élévation du rapport de Force.

L’UGICT appelle tous les ICT à descendre dans la rue le 10 octobre pour défendre leurs droits et revendications !

Le collectif Fonction publique de l’UGICT revendique :

  • La défense du Statut des fonctionnaires et l’abandon du projet de recrutement de cadres dans la Fonction publique par le biais de CDI de droit privé ;
  • Des créations d’emploi statutaires et l’arrêt immédiat de toutes les suppressions de poste.
  • L’augmentation des salaires des ICT par une forte revalorisation du point d’indice et des mesures pour rattraper les pertes antérieures ;
  • Face à la hausse de la CSG, que conteste l’UGICT, l’attribution de points permettant une amélioration du pouvoir d’achat ;
  • La reconnaissance du travail effectué dans le déroulement de carrière et l’abrogation de toutes les formes de salaires au mérite ;
  • La reconnaissance pour les cadres des heures supplémentaires effectuées ;
  • Le droit à la déconnection ;
  • Le non-rétablissement du jour de carence ;
  • La revalorisation des carrières, la revalorisation des filières et des corps notamment à prédominance féminine afin d’appliquer le principe : « un salaire égal pour un travail de de valeur égale », ainsi que la reconnaissance des qualifications ;
  • Le maintien et le renforcement des systèmes de nos systèmes de retraite ;
  • La revalorisation urgente des pensions versées ;
  • Les moyens nécessaires à la formation professionnelle : pour les ICT, 10 % du temps de travail doit être consacré à la formation.

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9 réactions

  1. ma déception augmente de jour en jour avec ce nouveau gouvernement, j’avais espéré leur laisser du temps afin d’en juger l’efficacité, mais rien n’y a fait vue l’ampleur et la rapidité de mise en œuvre des ordonnances , nous plongeants dans ce déclin social sans précédant.
    Je suis tout à fait d’accord avec vos propositions.

  2. Pourquoi encore diviser en n’appelant que les fonctionnaires pour des revendications qui ne s’appuient que sur des acquis de la fonction publique ? C’est toute la France qui doit se joindre à ce mouvement pour simplement empêcher l’Union Européenne de gouverner les français. Sommes nous un peuple libre de décider de son avenir ou bien acceptons nous des politiques qui nous sont imposées de par notre appartenance à l’UE ? Manifestement le prix de l’UE pour la France est la fin de son modèle de société. Il faut choisir. l’UE et la perte de nos pouvoirs politiques individuels, nos « droits de l’Homme » inaliénables à disposer nous mêmes de notre avenir collectif, ou bien céder ces droits à des personnes que nous n’élisons pas (la commission européenne propose les lois, saisit la justice européenne… elle a quasiment tout pouvoirs – et elle est composée de commissaires que nous, en France, n’élisons pas, mais nommés par le gouvernement).

    Ouvrez les yeux, le combat est au delà des acquis sociaux, il est celui de retrouver nos droits politiques ceux qui nous permettent de décider de notre avenir, et de celui de nos enfants (en partie)…