Édito

Depuis l’été 2017, la privatisation d’Aéroports de Paris préoccupe sérieusement les salariés des plate-formes aéroportuaires. Et pour cause, c’est Emmanuel Macron lui-même qui a été à la manœuvre pour privatiser Toulouse, Lyon et Nice, entraînant désormais une mise en concur- rence entre territoires et aéro- ports principaux.
Au prétexte de vouloir financer un fond de 10 milliards d’euros pour soutenir l’innovation, le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs qui, trente ans durant, ont permis à quelques grands groupes privés, de s’enrichir considérablement sur le dos des usagers et des contribuables.
Or, n’oublions pas que les 80 entreprises dont l’Etat est aujourd’hui actionnaire lui rap- portent chaque année 4 milliards d’euros.
Pourquoi remettre en cause ce crédit au risque de perdre des actifs stratégiques ?
La CGT ADP s’est engagée depuis des mois pour défendre une toute autre vision du développement du transport aérien. Il en va de l’aérien comme de l’ensemble des réseaux de transport, avec le rail et la route : leur développement, quantitatif comme qualita- tif, ne doit pas être livré aux intérêts strictement lucratifs de quelques-uns (comme on le constate pour les autoroutes).
C’est pourquoi, contre la privatisation d’ADP, nous revendiquons la maîtrise publique des transports.
Elle seule peut mettre un terme à une concurrence destructrice et donner aux citoyens les moyens d’une politique de développement durable, respectueux des territoires et du progrès social.

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