SALAIRES : Du 1er au 18ème congrès Ugict

Lors de son 18ème congrès, l’Ugict a élaboré des revendications relatives à la reconnaissance des qualifications. Il est intéressant de comparer avec l’expression revendicative exprimée à son 1er congrès. On y trouve une continuité notamment sur la nécessaire revalorisation de tous les salaires à commencer par le smic sans que cela n’écrase la hiérarchie des salaires au détriment des cadres. Mais on verra aussi que ces questions se sont affinées et complexifiées eu égard à l’importance, à la diversification des attaques contre les salaires portant notamment sur l’individualisation, les discriminations d’âge et de sexe, la mise en cause du salaire socialisé…

NOS REVENDICATIONS

L’Ugict-CGT s’engage à agir, dans le public comme dans le privé, pour une conception élargie de la qualification, sa reconnaissance et son paiement par :

– l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat. Gagner l’indexation du salaire sur la hausse des prix est une première étape.

– L’augmentation immédiate du Smic pour atteindre 1 800 € bruts mensuels pour tout travail sans qualification reconnue.

– La revalorisation du SMIC doit se répercuter automatiquement sur toutes les grilles de classification. Dans les négociations salariales, les mesures d’augmentation doivent s’appliquer à toutes les catégories pour empêcher le tassement.

– La mise en place d’un Salaire Minimum Interprofessionnel de Qualification (« SMIQ ») garantissant des salaires d’embauche

 

– La mise en place de grilles de classification valorisant la progression de la qualification, l’ancienneté et l’expérience professionnelle ; là où elles existent, la lutte contre le tassement des grilles.

– Dans la Fonction publique ou dans tous les secteurs soumis à une tutelle de l’État, l’arrêt du gel de la valeur du point d’indice, le rattrapage par rapport à l’inflation et la revalorisation des grilles de salaire pour les catégories A et B ainsi que la suppression des cadrages RMPP (Rémunération Moyenne des Personnels en Place).

– L’extension des mesures salariales générales et communes pour combattre les inégalités salariales induites par les formes individuelles de rémunération. Toute forme aléatoire de la rémunération (primes, intéressement…) doit être intégrée dans le salaire de base et soumis aux cotisations sociales. Le versement du salaire doit rester sur une base mensualisée et fixe ; les éléments variables devant rester accessoires et marginaux (indemnités ou sujétions particulières).

– L’exigence du conditionnement des aides publiques à la signature d’accords majoritaires d’augmentation des salaires et de création d’emplois dans les branches ou entreprises.

– Faire progresser le salaire d’entrée de manière linéaire et en obtenir au moins le doublement au terme des vingt premières années de carrière, en reconnaissance de la qualification acquise par l’expérience professionnelle. Les ICTAM doivent par ailleurs pouvoir progresser d’au moins un niveau de qualification au cours de leur carrière.

– Établir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Des indicateurs de suiviprécis (au niveau des branches et des entreprises) doivent être mis en œuvre pour repérer et agir sur les discriminations. Si les écarts salariaux perdurent, des dispositifs de pénalisation financière viendront sanctionner les entreprises contrevenantes. Par ailleurs, une revue nationale des classifications des métiers à prédominance féminine permettra de mieux reconnaître les qualifications.

– Les heures supplémentaires doivent être exceptionnelles, rémunérées et majorées au minimum de 25 %. Le salaire est le paiement de la qualification pour un temps de travail donné. Chaque heure de travail effectuée et non rémunérée baisse de fait la reconnaissance de la qualification.

– Lutter contre toutes les formes de discrimination, notamment sociale, raciste, syndicale, sexiste, liées au handicap ou à l’orientation sexuelle, que ce soit à l’embauche ou au cours de la carrière en mettant en place.

• Un indicateur obligatoire de suivi des carrières.
• Un registre d’embauches comparant les candidatures reçues et les recrutements effectués et une notification des droits, distribuée obligatoirement lors de tout entre- tien d’embauche.
• Une instance de contrôle permettant aux organisations syndicales représentatives d’intervenir en cas de discrimination.

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