La commission ministérielle de la formation professionnelle au sein de notre ministère s’est tenue le 8 juillet dernier (accéder au compte rendu sur le site de la fédération).
La formation en berne au ministère
Les constats sont sans appel :
- la disparition de la formation qualifiante pour les TSPDD
- une complexité grandissante pour accéder à l’offre de formation
- l’agent porte désormais la responsabilité de se former
- de moins en moins de formations techniques
- une exigence de compétences de « savoir être » au lieu de savoir faire
Un contexte défavorable à la montée en compétences des ICTAM
La raréfaction des formations techniques, la montée en puissance des compétences de savoir être et le développement du distanciel sans aménagement des charges de travail freinent l’accès effectif à la formation. Les budgets insuffisants pour la VAE empêchent la reconnaissance des compétences acquises sur le terrain. Ceci bloque les parcours professionnels (taux de promotion professionnelle quasi nul). La fermeture de l’ENTE et les incertitudes sur d’autres écoles renforcent les inquiétudes. La formation initiale en alternance se fait sans moyens dédiés, sans plan de formation anticipé, avec des agents en responsabilité sans être pleinement formés, et des encadrants sans temps pour les accompagner.
Résultat : un système de formation déconnecté des réalités, qui fragilise l’autonomie, la qualification et la progression professionnelle des agents.
Un besoin de formation à la hauteur des attentes des agents et des enjeux de notre ministère
Face aux enjeux actuels, les personnels ont un réel besoin de formations techniques, avec un temps dédié en dehors du service et donc une adaptation du plan de charge.
La formation ne peut pas être un simple outil d’adaptation individuelle à des transformations imposées. Elle doit être un droit garanti, soutenu, valorisé. L’administration a un devoir de moyens à la hauteur de ses ambitions.